Courrier adressé à Madame la Directrice Générale du FMI
Concerne : Cameroun, disqualification du régime de Paul Biya
Extrait : [Madame la Directrice Générale,
D’après la logique d’Alexander N. Sack, les peuples ne peuvent être responsables des dettes contractées par des régimes de dictature à la tête de leurs pays. Ce principe, qui sonne comme du bon sens, devrait s’inscrire comme ligne directrice des politiques de toute Institution Financière Internationale (IFI). Mépriser ce principe élémentaire génère mécaniquement des préjudices chez de nombreuses nations, particulièrement celles victimes de dictatures de type malveillant(*). C’est le cas notamment du Cameroun qui, en tant que nation en développement, subit, depuis près de 44 ans, la destruction méthodique des structures de ses leviers d’émergence (économie, éducation, vivre-ensemble, liberté, etc.) de la part du régime Biya. Cette destruction est exacerbée par une appétence systémique à la corruption. De par l’impéritie et l’amoralité le caractérisant, il est inacceptable que les effets négatifs de votre partenariat (avec ce régime) soient supportés par le peuple camerounais. En d’autres termes, juridiquement et moralement, ce peuple ne doit en aucun cas supporter le principe de privatisation des fonds empruntés par ce régime et la mutualisation du remboursement. Ce contexte est celui de la Dette Odieuse ; c’est une dette illégitime.
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